Traité du Dr Luca Barberis tel que présenté le 29 mai et le 2 juin 1996 au 3ème Colloque Européen de l’ethnopharmacologie, 1ère Conférence internationale traitant de l’anthropologie et l’histoire de la Santé et de la Maladie.

Traduction française de Danièle Mignault.

Reiki, un mot japonais de deux syllabes signifiant énergie universelle (rei) et énergie vitale interne (ki) est, depuis la fin du 19e siècle, une méthode et une technique de guérison par l’imposition des mains.

Calligraphie de Noriko Matsusawa

Pendant un traitement, les énergies interne et universelle se joignent à travers les mains du thérapeute ; cette union, au-delà des implications philosophiques, religieuses ou ésotériques favorise les processus homéostatiques physiologiques. Le Reiki est un, parmi plusieurs types de techniques de guérison par l’ « énergie », tels la guérison mentale, le Qi-gong, le touché thérapeutique, la chirurgie psychique. Comme n’importe quel autre traitement paranormal, il permet aussi le traitement à distance.

Il existe des évidences considérables selon lesquelles toutes ces techniques peuvent influer sur les systèmes cellulaires, biologiques ou autres et même sur la « matière inanimée ». Les systèmes ciblés des études disponibles ont inclus les organismes unicellulaires, la levure, les plantes, les animaux de laboratoires, les préparations cellulaires (cellules sanguines, cellules cancéreuses, les neurones), l’activité des enzymes, les réactions chimiques de l’eau, et, évidemment, les êtres humains. Pour une révision détaillée de ces études, consultez Braud (1992), Solfvin (1984) et Benor (1990).

Quelques-unes d’entre elles méritent une brève description, étant donné les résultats obtenus et leur protocole expérimental.

L’effet de non-contact du Touché Thérapeutique sur le taux de guérison des blessures affectant toute l’épaisseur du derme a été examiné avec une méthode de placebo contrôlée dans une étude menée par Wirth et als. (1993). Les traitements actifs et contrôlés englobaient des sessions journalières d’une durée de 5 minutes à l’exposition d’un praticien caché ou à une exposition contrôlée. De plus, les sujets et l’expérimentateur ignoraient l’existence de l’autre groupe et le fait qu’une étude était menée. Quatre médecins indépendants ont évalué les blessures quant au taux d’épithélialisation au jour 5 et au jour 10. Le groupe de sujets traités par un praticien a connu une accélération statistique significative de guérison de la blessure (le taux d’épithélialisation complète était de 50% au jour 5 et de 83% au jour 10) comparativement au groupe traité par placebo (0% et 33% respectivement).

Une culture de cellules cancéreuses de foie humain (BEL-7402) a été traitée par un Maître de Qi-Gong de l’Institut de médecine chinoise Traditionnelle de Shanghai (Yuan-Feng 1990).  Les résultats, évalués tant par les méthodes cytologiques que par microscope électronique, ont démontré non seulement une maîtrise de croissance des cellules tueuses mais aussi un changement remarquable de la structure des cellules survivantes indiquant un rétablissement à la normale.  Une autre expérience sur les effets du Qi-Gong est rapportée par Li et als (1990).  Cette étude utilisait un modèle de souris cyclophosphamidées immunodépressives.

L’activité de l’interleukin-2 aussi bien que l’aspect histologique du thymus révélaient une amélioration significative chez la souris recevant le Qi-Gong.

Dans une expérience menée par Schwartz et als (1991), le spectre infrarouge d’échantillons d’eau stérile fut altéré par l’énergie dégagée par les mains des praticiens. Les auteurs suggèrent que les praticiens peuvent affecter les liens d’hydrogène, soit en changeant la force de ces liens, soit en provocant des changements dans la proportion des molécules d’hydrogène. En d’autres termes, le traitement a changé la configuration du modèle des molécules de l’eau.

Devons-nous tenter d’atteindre une compréhension rationnelle de ces phénomènes, ou pouvons-nous demeurer dans le monde merveilleux et fascinant de l’ésotérisme ? En tant que scientifiques, nous n’avons aucune explication. Maintenant, examinons de plus près l’essence même de la vie et de ses corrélations avec l’environnement.

La Vie élabore et développe une interaction récurrente et dynamique entre les structures macroscopique et microscopique (quantique) de l’univers. Le processus de vie est une expression mesurable d’interactions (processus d’effondrement de fonction d’onde) qui étaient déjà omniprésentes au tout début de l’histoire de l’univers et qui en a déterminé son évolution initiale, mais qui sont négligeables dans l’équilibre de l’univers que nous habitons.  Même si des systèmes ayant un grand nombre d’interactions non-statiques subissent quelques effondrements de fonction d’onde spontanés, c’est seulement en présence de mécanismes d’amplifications sensitifs tels que ceux se produisant dans les cellules biologiques que des effets macroscopiques significatifs se produisent. (Conrad, 1989).

Les biomacromolécules possèdent les caractéristiques requises afin d’accomplir des mesures de non-démolition dans le flou quantique et causer « l’effondrement » de plusieurs alternatives en une seule réalité au niveau macroscopique.  (Igamberdiev, 1993).

Une cellule vivante (tout comme un être vivant entier), est un système ouvert traversé par un flot continu d’énergie. Ce flot d’énergie crée les conditions des fortes déviations de l’équilibre thermodynamique  (Hess, 1994) ; ainsi, un système doit continuellement se maintenir cohérent avec son propre modèle dynamique.

La stabilité d’un biosystème est principalement relié à la fiabilité du traitement de l’information ainsi que de son transfert à l’intérieur et à travers ces multiples niveaux ; il utilise son énergie inhérente afin d’organiser les sources d’énergie irrégulière en une formule énergétique ordonnée et cohérente avec son statut d’être vivant (Webb, 1980).  Il fut prouvé que les microtubules sont la principale structure intracellulaire effectuant cette transformation au moyen d’un phénomène quantique cohérent genre laser à longue portée, nommé super-rayon qui se produit dans la dynamique du système quantique des molécules de l’eau et du champ électromagnétique confiné à l’intérieur de la cavité du cœur de la microtubule.

Le gain d’énergie dû aux fluctuations thermales des tubules peut induire une excitation cohérente des molécules de l’eau qui, lorsqu’elles perdent leur énergie collectivement, émettent une pulsation cohérente de photons (Jibu, 1994) ; il fut démontré que de tels signaux (dans le contexte de la théorie cellulaire automate) sont capables de logique, d’apprentissage et d’adaptation (Rasmussen 1991 ; Lahoz Beltra, 1993).

L’information retenue par ces évènements quantiques peut se propager à travers le réseau cytosquelettique, les membranes ainsi que les matrices extracellulaires au moyen de phénomènes d’interférence cohérents traversant plusieurs niveaux pouvant mener à une représentation de l’information holographique (Pribram, 1991) qui, à sa plus grande échelle, pourrait constituer la conscience.

En accord avec Del Giudice et als (1996), un système vivant peut être décrit comme étant un ensemble de macromolécules et de molécules d’eau mutuellement relié dans un réseau de réactions chimiques, et désormais comme un ensemble moléculaire dipôle immergé dans le « vide » formé par le dipôle molléculaire de l’eau.

La réponse d’un tel système à un champ électromagnétique dépend non seulement de l’entrée du signal, mais aussi de la mémoire des excitations passées, c’est-à-dire de la charge totale emmagasinée dans ce réseau. Un simple photon ayant insuffisamment d’énergie pour entrer dans la région correspondante pourrait être emmagasiné sur le réseau comme un mode de polarisation. Lorsque suffisamment d’énergie, atteignant 13.60 eV, s’est accumulé sur le réseau, le mode entier de polarisation pourrait se convertir une un champ électromagnétique, lequel serait confiné à l’intérieur de filaments en provenance de forts champs inclinés pouvant organiser les molécules sélectionnés dans l’ordre approprié afin de former une séquence de réactions chimiques.

L’eau, avec son modèle bien configuré pouvant être affecté par les guérisseurs, est essentielle à la vie, tout le monde a appris ce fait à l’école primaire, mais la connaissance actuelle démontre que l’importance de l’eau va bien plus loin que sa simple fonction soluble. L’eau intracellulaire, dans ses trois phases (limite, vicinale et volume) demeure une partie active du système cytosquelettique de traitement de l’information. Le comportement « laser longue portée » des molécules de l’eau confinées à l’intérieur des microtubules a été décrit plus haut.

La région entourant le microtubule est occupée par la couche d’eau « limite » qui pourrait fournir une certaine mesure de temps du champ quantique, essentielle afin que l’interface quantique/classique travaille correctement dans la région entourant ce microtubule. La couche d’eau «vicinale » entourant la précédente, peut enregistrer certaines configurations spatiales provenant des vagues linéaires ou circulaires de l’assemblage et du démontage des microtubules. Ces configurations sont supposées être le modèle de référence dans la phase d’assemblage. Le phénomène d’oscillations synchrones, unique aux microtubules, peut générer des horloges, des configurations et servir comme modèle pour l’auto-organisation des biomolécules dans le temps et l’espace (Mandelkow, 1992).

L’auto-organisation temporelle des processus chimiques joue un rôle fondamental dans les cellules vivantes (Hess, 1994). L’état vivant est un ensemble d’oscillateurs indépendant du barème de nos études. Ce comportement périodique abonde et est le principal dispositif de toute l’organisation, du niveau subcellulaire à celui de la biosphère (Lloyd, 1993). Les horloges biologiques détiennent une information dynamique extra-génétique (les molécules d’ADN n’étant uniquement qu’une mémoire de lecture), qui est implicite à l’organisation temporelle des processus cellulaires. En outre, les molécules en bloc de l’eau sont, probablement, le support de base des vibrations logiques favorisant le système holographique de transfert de l’information dont nous avons discuté plus haut (Hameroff, 1987).

En résumé, un organisme biologique est un « dispositif de détection quantique » dont la fonction est en grande partie contrôlée par des interactions de mesures, ou des « observations » du microstat subatomique (Conrad, 1989).

L’information incluse à l’état quantique est amplifiée au niveau macroscopique par les phénomènes d’effondrement de fonction d’ondes qui déclenchent une chaîne ascendante des événements moléculaires et chimiques. Alternativement, cette chaîne événements modifie la configuration de l’état quantique (l’hologramme) par des procédés logiques d’interférences. Cette configuration holographique est impliquée directement dans les processus dynamiques d’auto-organisation, d’homéostasie et d’auto-référence ; en bref, la conservation de la vie et son bien-être.

Les effets externes de l’activité subatomique des systèmes vivants ont été largement explorés avec différentes méthodes qui, même si elles sont inadéquates à souligner la vraie nature du phénomène, indiquent non seulement la présence d’un certain « champ » entourant tous les êtres vivants, mais aussi que ce « champ » interagit avec le corps physique.

À l’université UCLA, Valérie Hunt (1978), utilisant un dispositif électromyographique modifié, a comparé les formes d’ondes régulières et de basses tensions avec les couleurs de l’aura telles que décrites par un « lecteur d’aura » pendant une procédure de manipulation de corps connue sous le nom de « Rolfing ». Les formes d’ondes distinctes ont été affectées par la procédure « Rolfing » et correspondaient vraiment avec les couleurs décrites par le « lecteur d’aura ».

John Zimmerman (1985), a employé un dispositif superconducteur d’interférence quantique afin de mesurer les effets des « mains curatives » dans le champ magnétique pendant de vraies sessions « d’imposition des mains ».  Il a découvert que des signaux plusieurs centaines de fois plus large que le bruit d’arrière-plan apparaissaient pendant le travail du guérisseur. Zimmerman a supposé que les guérisseurs étaient à l’écoute du champ électromagnétique des patients et ne faisaient qu’ajuster leur propre courant afin de produire une résonance. « Lorsque deux systèmes physiques, conclut-il, possèdent la même fréquence de résonance fondamentale, l’information est facilement échangée ».

Jochen Edrich (1982), à l’université du Colorado, a découvert que des tissus sous le stress, émettaient des radiations de micro-ondes plus élevées. La lecture des micro-ondes fut diminuée par une légère pression de la zone « stressée » aussi bien qu’à des zones plus éloignées.

Les champs bio-électriques ont été mis à jour par Dumitrescu (1982) avec un système qui converti les électrons du champ bio-électrique en photons. « Il n’y a rien de mystérieux dans ces champs. » Dumitrescu affirme « qu’ils représentent les propriétés générales de toute matière vivante ».

L’émission de photons ultra faibles de la matière biologique est un phénomène intéressant qui est étudié par plusieurs groupes de recherches. De récents travaux sur la germination de graines indiquent que les changements quantitatifs et qualitatifs de la bioluminescence reflètent l’état physiologique homéostatique du système et peut représenter la capacité des organismes vivants à transmettre et recevoir l’information au moyen de ces photons (Grasso, 1991), ou, plus probablement, au moyen des configurations sous-jacentes à cette activité bio-optique.

Si maintenant, nous nous référons à la réalité physique, nous pouvons décrire les procédés vitaux comme étant une configuration locale du champ universel unifié ; ces deux configurations sont engagées en une interaction cyclique incessante. Ce portrait est conforme à la description de l’univers en tant qu’un tout indivisible où ses interrelations et ses interactions parmi ses éléments, sont plus fondamentales que ses parties elles-mêmes.

Cette interconnexion inséparable de l’univers tout entier implique un ordre plus profond que David Bohm défini comme étant « non manifesté » et analogue à un hologramme dynamique duquel toutes les formes de l’univers dérivent.  La conscience est, selon Bohm, un caractère essentiel de cette réalité, l’esprit et la matière étant mutuellement dépendants et corrélatifs ; ils sont les projections d’une réalité supérieure qui n’est ni matière ni conscience (Bohm, 1980).

« Un point de vue scientifique qui n’est pas profondément en accord avec le problème des esprits conscients ne peut avoir de sérieuses prétentions à la complétude. La conscience fait partie de notre univers … » écrit Roger Penrose (1994, pg 8).

Il existe une évidence expérimentale et théorique selon laquelle le transfert d’information du « non manifesté » existe vraiment. Les expériences de mesures de rotation démontrent que, lorsqu’un électron est envoyé à une des deux voies d’accès possibles, en accord avec sa rotation et lorsque que la voie alternative est bloquée par un écran, une fonction d’onde « vide » devrait voyager le long de la voie d’accès bloquée et « informer » l’électron au sujet de la situation réelle (Albert, 1994).  Akimov et als (1993) en sont venus à des conclusions similaires. Ils ont conçu une expérience théorique utilisant des photons corrélés et une barrière placée le long d’une des deux voies d’accès. Le miroir semi transparent génère un « champ perturbateur » présent aussi dans la branche « vide », et qui manifeste le seul dispositif de transport d’information tout en n’ayant aucune énergie.

La science ne possède pas de certitudes sur le concept des énergies subtiles de vie, telles le quotient intellectuel, le prana, l’énergie d’orgone, le Reiki ou quel que soit le nom qu’on veut bien leur donner. Ce que les scientifiques mesurent actuellement (les biophotons, les radiations de fréquences extrêmement basses ou autres émissions électromagnétiques) sont, au mieux, des épyphénomènes ou des événements qui devraient vraiment compter en tant « qu’énergie de guérison », guérisons à distance et autres événements parapsychologiques.

Un important corps de recherche démontre que la majeure partie de ces phénomènes transcendent le temps et l’espace et ne peuvent être expliqués en terme de transmission d’énergie ; ce sont des événements « non-locaux » qui exigent plus de propositions radicales.  Selon l’excellent article de Larry Dossey (1994) sur ce sujet, la conscience peut être proposée en remplacement de l’énergie comme fondation de ces événements.

Le concept selon lequel la conscience de l’expérimentateur change vraiment la réalité quantique est bien connu, et largement accepté de nos jours. Durant une expérience de mesure quantique, c’est la « volonté » de l’observateur qui fait qu’un photon ou un électron soit une particule ou une vague. Ce fait, qui fut évident sitôt que la dualité subatomique onde-particule fut prouvé, a mené aux affirmations de Bohm et Penrose (entres autres) ci-haut mentionnées, à propos de la réelle interconnection des esprits conscients et du monde physique. L’influence mentale éloignée et les évènements curatifs mentaux qui ont été dupliqués en laboratoire par des observateurs sérieux, suggèrent qu’il existe un certain aspect de la psyché qui demeure inconciliable avec certains points dans l’espace, tels le cerveau ou les corps, suggérant un modèle non-local de conscience (Dossey, 1989).

Andrei Berezin (1994), un physicien travaillant au laboratoire d’engineering, d’anomalies et de recherches de l’université de Princeton affirme : « Une extension de la théorie de Heitler-London, théorie d’interaction de rotations appareillées le long des lignes de la représentation de la mécanique quantique de Jahn-Dunne, des interactions de conscience/environnement, peut faciliter des phénomènes anormaux tels que des effets non-locaux et intemporels comme deux perceptions, soit à distance, soit par des expériences humains/machines (et effets curatifs éloignés), aussi bien que comme des rendements basés sur les effets de coopération couplées basiques et différentiels. Ce modèle propose que l’influence de conscience sur un processus physique soit réalisé par le vide quantique (rappelez-vous le « vide de la fonction d’onde »), ou n’importe quel acte élémentaire de transformation virtuelle de particules décrit par les deux équations couplées de Schrodinger. »

L’existence d’évènements non-locaux au niveau quantique a été établie par plusieurs expériences depuis ces deux dernières décennies et aujourd’hui, les évènements non-locaux sont considérés comme étant des faits établis au-delà de tout doute raisonnable.  Ils impliquent que des choses peuvent apparemment se produire dans ce monde étrange sans l’intervention d’aucune forme d’énergie conventionnelle (Herbert, 1987 ; Herbert, 1993).

Le fait que des événements non-locaux et sans raison se produisent au niveau subatomique ne signifie pas qu’ils se produisent nécessairement aux niveaux macroscopique ou curatif. Mais, comme nous ne pouvons encore dire ce qu’est vraiment le processus de « guérison » ou ce qu’il n’est pas, nous ne pouvons être certains qu’il n’est pas un processus fondamental subatomique qui est de quelque façon amplifié biologiquement, dans lequel cas les évènements non-locaux subatomiques peuvent effectivement se produire.

C’est l’opinion de Dossey (Dossey, 1994).  La mienne étant que la guérison est effectivement un processus subatomique. Il a raison quand il se demande si ce qui se produit au niveau subatomique devrait nécessairement nécessiter une réponse au niveau macroscopique. La réponse à cette question de base nous vient de « Les ombres de l’esprit » de Roger Penrose (1994, pages 376-377), dont le sous-titre est « une quête pour la science absente de la conscience ».

« La conscience serait une certaine manifestation holistique de l’état enchevêtré cytosquelettique quantique (là où il existe par exemple un rôle possible pour mêler les effets de non-localité d’Einstein-Podolsky-Rosen sur la concordance quantique et pour le parallélisme quantique) ainsi que de sa participation entre l’effet quantique et les niveaux classiques de l’activité. Peut-être que l’ordinateur neuronal (ou mieux, l’organisme tout entier) est mis en équilibre pour décréter un certain calcul qu’il n’exécute pas réellement, mais le seul fait qu’il pourrait avoir exécuté le calcul cause un effet qui est différent de ce qu’il serait s’il ne pouvait l’exécuter. Ainsi, nous pouvons conclure qu’il est réellement possible que les effets de plusieurs événements quantiques restent confinés au niveau subatomique sans être amplifiés au domaine macroscopique. Mais, en dépit de l’apparente inefficacité, le système quantique cohérent (ou le champ de l’information énergétique, ou l’hologramme) qui affecte le comportement des organismes vivants est changé et ces changements affecteront le prochain effondrement de la fonction d’onde, c’est-à-dire le rapport optique au niveau classique, seulement si et seulement quand il se produirait probablement. Je me réfère ici à la fonction d’onde d’un système quantique cohérent, pas seulement les particules, les atomes ou même les petites molécules, qui maintient sa nature quantique manifeste à une échelle beaucoup plus grande (phénomène qui est possible uniquement à des températures ultra basses et à l’intérieur de la matière vivante) et qui s’effondrent éventuellement, lorsque des quantités considérables de matériaux s’enchevêtrent à l’état quantique ». (Penrose, 1994, page 351) ;  voilà exactement le point où la « science de la conscience » est absente.

Le concept du rebranchement de l’énergie vitale intérieure avec celle de l’univers, qui est explicite dans la tradition du Reiki, peut peut-être expliquer un autre fait inexplicable qui est commun aux techniques de guérison que nous connaissons : Les conditions de santé, d’esprit l’humeur du praticien ne semblent avoir aucune influence sur la qualité des effets curatifs ; c’est-à-dire que la « mauvaise information » ou « l’énergie malade » ne sont jamais échangées entre le praticien et le patient et ce, indépendamment de l’état de santé ou de la forme.

Si nous nous référons à la tradition bouddhiste (de laquelle dérive le Reiki), aussi bien qu’à la tradition Zen ou Taoïste, nous pouvons définir la maladie comme étant une sorte de séparation ou de division de notre vraie nature d’avec la conscience indivisible cosmique. Laissons tomber les implications psychologiques et imaginons l’énergie universelle comme une grande rivière et les êtres humains comme les bras de cette rivière ; l’eau d’un bras endigué devient putride. Dans cette optique, les traitements de Reiki ouvrent la digue ; ceci n’est pas une question de qualité de l’énergie fournie (ou quel que soit la façon dont nous voulons la nommer), c’est un processus de diapason qui augmente la conscience au-delà des limites établies par le bon sens de l’individu.

Extrait du site de Bob Balalud www.reikitibetain.net