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Nous sommes aujourd’hui en présence d’une façon de penser qui est unique dans la manière dont elle affecte notre culture. C’est la vision du monde que nous offre le mouvement du « Nouvel Âge ». La pensée du Nouvel Âge doit beaucoup au changement survenu dans la conscience dans les années 1960, à la distance prise par rapport à l’autorité en général et au scientisme en particulier. Le Nouvel Âge amène principalement une libération de la pensée qui avait trop longtemps tardé. Les visions du monde du Nouvel Âge épousent la croyance affirmée selon laquelle le monde dans lequel nous vivons ne se limite pas au matériel, que les organismes humains recèlent des forces vitales encore inconnues aujourd’hui et que nous sommes des êtres spirituels dont l’existence possède des significations qui transcendent l’ici et le maintenant. La pensée du Nouvel Âge se caractérise par un optimisme stupéfiant fondé sur la croyance en la présence du divin dans tous les aspects de la vie. Un trait unique de l’émergence de cette pensée réside dans la façon dont elle s’est diffusée dans notre société. Elle n’est pas liée à un groupe ni à un culte religieux particulier, mais on peut la trouver, sous une forme ou sous une autre, dans une large gamme d’individus, certains appartenant à des groupes religieux ou non, d’autres n’adhérant à aucun credo particulier. C’est pour cette raison que la pensée du Nouvel Âge peut se révéler n’importe où et se communiquer de multiples façons. Elle est devenue une sorte de pensée marginale signifiante, qui peut ne pas être acceptée par la majorité de la société nord-américaine, mais gagne constamment en influence depuis trente ans. La pensée du Nouvel Âge s’est élevée pour contrer les orthodoxies surannées des années 1940 et 1950, mais, à l’instar de tant de mouvements créatifs, elle montre des signes d’être sur le point de devenir une nouvelle orthodoxie en soi, accompagnée de tous les travers des autres orthodoxies. Ce n’est que la forme particulière qui change. Ce qui constituait à l’origine une pensée nouvelle sur la vie et le sens des choses devient une sorte de bavardage spirituel caractérisé par la pensée magique. L’orthodoxie du Nouvel Âge nous donne une notion simpliste de la sécurité qui n’a pas été suffisamment réfléchie. Elle se caractérise par un manque de scepticisme, voire de bon sens. Alors que le scientisme refuse de voir les limites des méthodes d’investigation rationnelles, l’orthodoxie du Nouvel Âge se montre simpliste dans sa façon d’interpréter l’expérience humaine, et très crédule dans son acceptation des idées de ses gourous et de ses autorités. Malheureusement, la première vague courageuse de pensée du Nouvel Âge court maintenant le danger de se retrouver remplacée par l’orthodoxie et la complaisance conservatrice qui suivent souvent le succès.

Extrait du livre « Seriez-vous sous influence ? » de Adam Crabtree aux Editions « Le Souffle d’Or ».

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Le New Age (ou nouvel-âge) est un courant spirituel occidental des xxe siècle et xxie siècle, caractérisé par une approche individuelle et éclectique de la spiritualité. Défini par certains sociologues comme un « bricolage » syncrétique de pratiques et de croyances, ce courant sert de catégorie pour un ensemble hétéroclite d’auteurs indépendants et de mouvements dont la vocation commune est de transformer les individus par l’éveil spirituel et par voie de conséquence changer l’humanité. Ce mouvement est depuis plusieurs années très répandu aux États-Unis, dans les pays anglo-saxons et européens.

Il a popularisé en Occident certains thèmes hindouistes ayant transité par la théosophie, comme la notion de vies antérieures et la métempsycose/réincarnation. Il est aussi le véhicule de concepts proches de certaines écoles philosophiques hindoues ou indiennes et du tantrayana comme l’idée d’une « biologie invisible », d’un corps énergétique subtil, dont font partie l’aura, le corps éthérique et les chakras, centres d’énergies. Le New Age met en avant la notion de guidance intérieure en mettant l’accent sur l’intuition, et parfois en l’accentuant avec des concepts comme celui de pouvoir personnel : « chacun crée sa propre réalité », ou en ayant recours à des entités spirituelles mêlant les caractéristiques des « guides de lumière » traditionnels (les anges) avec des entités supposées issues d’autres plans de conscience, « Maîtres de Lumière » ou « Maîtres ascensionnés » (appelé « divinités » en Inde, les « bouddhas » chez les bouddhistes), etc. Dans ces derniers cas, la représentation populaire en occident de l’image du Christ est parfois utilisée bien qu’il soit devenu dans ce contexte un « principe » ou une « énergie » plutôt qu’une personne.

Selon Alice Bailey, les principes du New Age dans « l’ère du Verseau » devaient déterminer « le type de culture et de civilisation » ainsi que « l’avènement d’une nouvelle religion mondiale (qui) prendra la forme d’une approche de groupe, unifiée et consciente, du monde des valeurs spirituelles » comme cela se serait produit selon elle « dans l’ère chrétienne des Poissons ou la période antérieure gouvernée par le Bélier. »

Source : fr.wikipedia.org